Fraser Island ou 30 millions d’ennemis
Le lendemain matin, 7h00, nous embarquions sur le ferry qui allait nous mener a Kinfisher bay, point de depart de notre folle aventure.
Herve portait le gros sac a dos, qui devait peser environ une demi-tonne, et moi, le petit qui en pesait deja beaucoup moins.
Avec un peu d’apprehension, nous avons debarque sur l’ile ou on nous a indique que la walking track en direction du lac Mackenzie commencait par longer la mer, qui etait encore a maree haute.
C’est en luttant pour advancer dans le sable mouille, que nous avons apercu nos premieres traces de Dingos, le fameux chien sauvage, crainte du randonneur, qu’il ne faut pas provoquer nourrir etc..sous peine de se faire bouffer un bras (enfin, c’est ce qu’ils disent…).Les mises en garde sont tellement nombreuses qu’il est impossible d’ignorer qu’il est interdit de les nourrir ou meme de laisser trainer de la nourriture, c’est meme obligatoire de la loquer dans un compartiment solide lorsqu’on campe, les dingos savant ouvrir les glaciers… c’est effrayant de lire l’encadre “comment se comporter en cas d’attaque” dans la brochure du parc national, et meme si 160 dingos ont ete abattus après la mort d’un enfant de 9 ans en 2001, tout ca est mis en place pour que les touristes laissent ces chiens sauvages tranquilles.
4 heures de marche plus tard, nous avons atteint le lac et ne nous sommes pas fait pries pour aller nous rafraîchir.
A notre grande surprise, le camp spot était entoure de grillages haut, et équipé de casiers métalliques destines a accueillir les bagages et la nourriture.
Comme Herve était sur a 100% que nous allions avoir la possibilité de faire un feu, nous avions emporte de quoi faire a manger, une lampe de poche ridicule et la fin d’une bougie. (Vous sentez la galère arriver hein ?)
IL s’est avere que faire un feu était en fait interdit, et sachant que la nuit tombait a 16h30 (oui, 16h30 !) nous avons vite realise que nous n’allions pas aller loin avec notre équipement.
En parlant d’équipement, nous n’avions pas de tente, mais un ranger nous avait assure qu’on pouvait dormir a la belle étoile. Un ranger qui n’avait jamais du mettre les pieds sur l’île….Nous n’avions que deux sacs de couchage, une bâche et une couverture. Avec des bâtons et des piquets de tente, Herve a réussi a construire un abris qui nous protègerait de la pluie, au cas ou. On en menait pas large quand a 17h30 nous avons allume la bougie et nous sommes assis sur le casier métallique, a écouter les bruits de la forets – nous étions, bien sur, les seuls a camper.
A 18h, Herve a eu l’idée d’aller faire un tour près du lac, qui devait être « joliment eclaire par le clair de lune ». On venait de sauter de notre promontoire prêts a se diriger vers la sortie, quand tout a coup…
- « Oooh p….. ! » s’exclama Rv en ressautant précipitamment sur la table en bois et éclairant le buisson a 30 cm de mes pieds : nous venions de faire connaissance avec notre voisin, un python d’1,50m.
Même si j’étais persuade que celui-ci était un python donc inoffensif pour l’homme, car je venais de le lire sur un panneau a l’entrée du camp (avec photos), Rv, lui ne me croyait pas et commençait a envisager sérieusement la nuit blanche. Une heure plus tard, les piles de la lampe commençaient a faiblir et notre amis se baladait autour de notre campement.
Il a enfin fini par glisser doucement dans les buissons et disparaître. Nous avons donc décidé que nous ferions mieux de dormir plutôt que de chercher à débusquer tous les animaux de la foret…
Plus tard, a minuit : Grat grat grat…
Ca doit être une bestiole qui trifouille dans l’herbe, c’est rien, on s’est dit avant de nous rendormir.
4h du matin : « GRAT GRAT GRAT »
Apres avoir réveille Herve a coup de coude dans les cotes, nous avons essaye de localiser le bruit, qui provenait en fait du sac a dos d’rv, dans lequel était stockée la nourriture. Nous avons eu le plaisir de découvrir qu’un mignon petit bush rat s’évertuait depuis 4h, à grignoter le sac. En regardant de plus près, nous avons remarque qu’il avait fait d’énormes trous et avait bien du s’éclater a bouffer nos provisions. Nous nous sommes levés et avons veille en attendant le lever du soleil parce que nous nous sommes dit qu’il allait nous arriver encore d’autres choses si on restait couches !
Une heure plus tard, le soleil n’avait pas pointe son nez, les piles de la lampe étaient mortes et la bougies finie. On avait pas l’air bête, assis dans le noir sur le casier, et on commençait a s’ennuyer, ce qui nous a conduit a finalement nous recoucher en attendant le lever du jour.
A midi, nous avons repris la route pour rejoindre le ferry, et alors que nous marchions avec peine sur une piste 4x4 très sablonneuse… :
« AAHH, j’ai failli marcher dessus !!!! » dit Herve en pointant du doigt un serpent noir et gris, enroule sur le bord de la piste. Et celui la, il avait par l’air sympas.. alors j’ai pris une photo pour pouvoir se renseigner plus tard sur la nature de la chose…qui s’est avere être un Death Adder, un des plus dangereux d’Australie (mortel, bien sur), avec le Brown snake et le Taipan.
En parlant de ça, on ne vous avait pas dit, mais un homme est mort a la suite d’une morsure de Brown snake a Renmark, le jour ou nous avons emmenage chez Graeme J.